Cardiomyopathie est un mot issu du grec qui signifie « une maladie du muscle cardiaque ».
Cette maladie cardiaque connue touche de nombreuses espèces animales, notamment le chien et le chat mais le furet peut lui aussi être touché par cette maladie.
Les causes de cette maladie ne sont malheureusement pas encore connues chez les animaux. Chez le chat une les causes de la pathologie est le manque de taurine dans l'alimentation. Même si ça n'a pas encore été corrélé au furet, la possibilité que ce soit également le cas est forte.
Chez l'humain où la maladie a été étudiée de manière approfondie, il a été découvert qu'elle puisse provenir d'intoxications (dont l'alcoolisme), d'affections virales, de maladies endocrines préexistantes ou encore de déficiences alimentaires.
Le dommage causé par les différentes formes de cette maladie est en général toujours le même ; la mort des fibres cardiaques remplacés par des tissus cicatriciels. Ces derniers ne peuvent pas transmettre l'influx électrique ni se contracter comme les fibres cardiaques le font normalement. Au fur et à mesure le c½ur va s'affaiblir et il ne pourra plus assurer un pompage correct du sang.
Ceci permettra de diagnostiquer la maladie par les 2 signes qui en résultent :
- Le c½ur grossit
- Un reflux du sang (du à l'affaiblissement du c½ur qui n'assume plus correctement son rôle de pompe)
Le sang qui n'est plus pompé correctement ira se loger dans l'abdomen. Pouvant provoquer une hypertophie du ventre ou ira s'établir dans l'espace entre les poumons voire même à l'intérieur de ceux-ci. Cela aura pour effet de déclencher une toux qui s'accentuera petit à petit induisant une baisse de tonus et des difficultés respiratoires chez l'animal. Cette combinaison est appelée la « cardiomyopathie congestive ».
Il existe un autre forme de cardiomyopathie appelée « hypertrophique ». Les symptômes restent les mêmes que ceux décrits précédemment. La différence réside dans une croissance excessive des fibres cardiaques. Cela aura pour conséquence de modifier le diamètre intérieur du c½ur, réduisant la qualité de pompage. Elle peut être diagnostiquée par échographie.
Il est très difficile de diagnostiquer cette maladie surtout lors des premiers stades. Au fur et à mesure de son développement elle sera décelable par radiographie ou par échographie.
Cette maladie est malheureusement incurable. Il est néanmoins possible de la ralentir et de soulager l'animal. Le traitement travaillera 2 points essentiels :
- la réduction de liquide dans l'abdomen et les poumons
- l'augmentation de la force des contractions du c½ur
On donnera des diurétiques pour réduire la quantité de liquide. De la digitaline pourra être administrée, agissant sur les cellules du coeur afin d'augmentant la puissance de contraction et diminuant la fréquence des battements.
Cependant il n'est pas rare que les animaux répondent mal à ce traitement.
